C'est dans ces moments là qu'on se rend compte du but de notre vie. Des petits instants tellement intense, comparables à une renaissance, éphémère sentiment d'extase psychologique : j'appelle cela l'effet mère. Ca me renvoit à des sensations à la fois si primaires et complexes, une sorte d'océan de pensées où je me nois. A la fois jouissif et effrayant de puissance. Seule l'association de la drogue et de la musique (et la présence de quelques personnes plus qu'importantes pour moi) réussi à me provoquer des émotions si intenses, c'est triste à dire mais tellement vrai. Oui j'aime ça. J'aime ça et j'en veux encore. Je veux vivre pour ça car ce sont les seules choses qui me font vivre. Nous sommes dans l'eternelle recherche de cet effet mère, celui des débuts. Les premières sensations sont les meilleures, les suivantes ne sont qu'une pâle imitation de la follie nouvelle. S'il ne fallait vivre qu'un instant, se serait les premiers instants de tout. Les premiers instants sont toujours naïfs et inscouciants : parfaits. On recherche plus ou moins tous ça, même si on ne se l'avoue pas toujours, on recherche la perfection, l'instant parfait. Et on espère, on espère si fort que ça durera toujours. Mais ça finit tôt ou tard. Ca finit, et puis on regrette. Ca finit, et puis on vit dans le passé. On y repense à peine que déjà, c'est fini.
[Sigur Ros + Mogwai] dans mes oreilles = merci les Eurockéennes de me faire vivre.